Back to School / Retour à l’école

Cette initiative vise à encourager l’intervention de fonctionnaires en poste au sein des institutions européennes devant des classes d’établissements scolaires qu’ils ont fréquentés en tant qu’élèves dans le primaire ou le secondaire.

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L’objectif est de présenter leur activité professionnelle et le fonctionnement des institutions européennes. Devant les nombreux retours d’expérience positifs des élèves et des enseignant-e-s des établissements visités, le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a décidé avec le Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse de reconduire cette initiative pour l’année 2020. Dans l’académie de Normandie, des fonctionnaires européen-ne-s ont manifesté leur souhait de participer à cette opération et retourner dans leur école, collège ou lycée d’origine.

C’est ainsi que Marie-Laure Casoni, fonctionnaire européenne aux Affaires maritimes et de la pêche, est retournée sur les traces de son adolescence au collège Jules Michelet, Bihorel. Au programme de la matinée, trois interventions devant les classes de troisième de l’établissement, des moments qui ont donné lieu à de nombreux échanges avec des jeunes avides d’en apprendre plus sur l’Europe et son fonctionnement, pour le plus grand bonheur de Marie-Laure Casoni : « J’avais peur de me lancer, mais d’un autre côté, j’avais vraiment envie de donner aux jeunes cette envie d’Europe. Et je voulais aussi connaître leurs préoccupations et attentes. Je suis vraiment contente de la façon dont ça s’est passé ! ». Hélène Henrio, principale, témoignait du même enthousiasme : « C’était l’occasion d’avoir quelqu’un de la Commission européenne pour les élèves ainsi que pour nous d’ailleurs, et nous en sommes ravi-e-s. C’est une vraie ouverture pour nos élèves ; c’était la possibilité de faire quelque chose de concret sur l’Europe, de moins théorique. ». Ludique également, puisque l’après-midi a donné lieu à un quiz interactif à réaliser en groupes sur les ordinateurs du CDI, le tout sous une forme d’enquête qui permettait de découvrir des indices, mais surtout d’en apprendre beaucoup sur les actions concrètes de l’Union européenne dans les régions. Deux heures que les collégien-ne-s n’ont pas vu passer !                                            

Pour sa part, après être allé dans ses collège et lycée d’origine à Boulogne-Billancourt, Nicolas Rey, fonctionnaire européen en planification fiscale avait émis le voeu d’intervenir au lycée André Malraux car une grande partie de sa famille habite aux environs de Gaillon. Il avoue que « c’est toujours extrêmement intéressant d’échanger avec les jeunes car à Bruxelles, nous sommes un peu dans une bulle et c’est important d’avoir un retour sur ce que les gens voient de l’extérieur. » 

Laurent Houssin, proviseur, avait été sensible à ce souhait et immédiatement donné son accord. Face à un amphithéâtre rempli d’une cinquantaine de lycéen-ne-s de terminale ES et animé par des élèves de l’atelier Sciences-Po, Nicolas Rey a su donner un visage à l’Europe et la rendre moins mystérieuse. Politique de la concurrence européenne, consommation, formation… les points d’échange ont été nombreux et l’auditoire conquis, comme l’a souligné Tessa, élève de TES : « J’ai trouvé ça super sympa, j’avais hâte d’avoir une conférence comme ça. J’ai fait un bac ES exprès pour en apprendre plus sur l’économie et l’Union européenne et là, j’ai appris pas mal de choses que je ne connaissais pas. » Sentiment de satisfaction que partageait Paul Bocquet, professeur de sciences économiques et sociales : « Je m’étais dit que ce serait une bonne expérience pour les élèves de ma classe et ça l’a été ! On avait préparé quelques thèmes avec les élèves afin qu’ils tirent le maximum de cette expérience. ». Olivier Thierry, professeur qui anime l’atelier Sciences Po, rebondissait « C’est intéressant car nos élèves prennent conscience qu’ils peuvent réaliser des choses et sont reconnaissants que l’on s’intéresse à eux. Par ailleurs, je me servirai de cette intervention dans mes cours à venir. »

Chef-fe-s d’établissement et enseignant-e-s se sont par ailleurs félicité-e-s de ces moments de partage. Pour ces dernier-e-s, c’était une façon de montrer des exemples concrets à partir d’une expérience vécue et de donner des objectifs à leurs élèves (pourquoi pas moi ?) ainsi que d’illustrer leurs cours d’histoire, géographie ou économie pour ne nommer que ces disciplines.