Lycée Jeanne d’Arc de Rouen

Programme de mobilité franco-suédois "Éducation européenne - Une année en France" .

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Europe et International

Temps de lecture 5 minutes

Catherine Petit, proviseure

- Pourquoi avez-vous postulé à ce dispositif ?

Le lycée est très tourné vers l’international et nous sommes en train de développer des contacts avec les pays du Nord, notamment la Finlande et la Norvège. Quand la proposition d’accueillir une jeune Suédoise est arrivée, nous nous sommes lancés sans hésiter. À long terme, cela pourrait nous permettre de créer des ponts afin de trouver des lieux de stages pour nos élèves de BTS PME / PMI. Cet objectif spécifique n’a pas été atteint cette année, mais nous avons semé les graines pour le futur.

- Avez-vous rencontré des difficultés particulières ?

Le seul vrai problème rencontré a été le souci des familles d’accueil. Nous avions prévu deux familles dans deux environnements très différents : six mois à la ville et six mois à la campagne, et il s’est avéré qu’un tel changement n’était pas approprié. Les collègues enseignantes ont fait preuve de capacité d’adaptation et ont très rapidement trouvé une solution pour Sofie.

Sofie Larson

- Peux-tu te présenter ?

J’ai 18 ans et je viens de Malmoe en Suède. Je suis venue passer un an en France pour apprendre la langue. Je souhaitais faire une pause dans mes études en Suède et améliorer mon français. De retour à Malmoe, je reprendrai mes études en 1e car les systèmes scolaires sont très différents et je ne peux pas faire valider cette année, mais c’était mon choix dès le départ.

- Comment s’est passée ton intégration ?

J’étais très contente de faire un voyage et ma famille d’accueil a été très gentille et s’est très bien occupée de moi. Je me suis tout de suite sentie très bien mais ça m’était très difficile de parler. Depuis, j’ai beaucoup progressé en français. Sinon, une des principales différences était l’heure des repas, mais ça ne me dérangeait pas car je savais en allant à l’étranger que j’allais vivre des expériences nouvelles. Par contre, suivre les cours au lycée était vraiment très difficile, car j’étais placée dans une classe de 1e « comme les autres ».

- Quel bilan tires-tu de ton année ?

Je suis très contente d’avoir vécu cette année car j’ai vu plein de différentes choses. J’ai fait beaucoup de rencontres très intéressantes et je suis devenue plus sociable. Mon seul regret est de n’avoir pas pu partager tout ça avec mes amis suédois. Nous avons vécu des choses différentes et grandi séparément. Nous n’aurons aucun souvenir commun de cette année et c’est ce qui me rend triste. Je pense que ça va être plus difficile de revenir que de partir.

- Et si c’était à refaire ? 

Sans hésiter. C’est une année d’expériences qu’on ne peut apprendre à l’école. On grandit beaucoup plus quand on part comme ça seule à l’étranger. Et en même temps on n’est jamais seule car on est très bien entourée grâce à la famille d’accueil et l’équipe d’adultes du lycée.

Chantal Féron, professeure d’anglais.

Le mot de la fin ? 

Ce programme est très intéressant et nous avons tous été très contents d’accueillir Sofie. Je dis tous car c’est toute une équipe : administration, enseignants, CPE qui s’est mobilisée pour que cette année se déroule au mieux. Il faut être très disponible mais c’est un investissement très gratifiant. Je regrette plus que nous n’ayons pas exploité davantage la présence de Sofie en lui faisant par exemple tenir un blog multi-langues sur le site du lycée. Ce sera une piste à explorer quand nous accueillerons un(e) autre Suédois(e) car nous souhaitons tous renouveler l’expérience. Préparer finement son arrivée en amont et plus l’impliquer dans la vie de l’établissement seront les deux axes prioritaires et il faudra solliciter une équipe plus grande. Ce doit être un projet d’établissement avec des personnes identifiées, des rôles bien définis et des temps de régulation.