Street est au bout de ma rue

Férue d’anglais, Ludivine Lesueur, professeure des écoles à l’école Professeur Roux, Notre-Dame-de-Gravenchon, a su profiter du jumelage de sa commune avec Street, petit village du Somerset.

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Depuis l’année scolaire 2010-2011, elle a tissé des liens forts avec une école anglaise : Brookside School. Ce projet a permis à ses élèves d’établir des relations régulières avec leurs camarades anglais : échanges de lettres, courriels, chansons,… travaux qui concernent tous les élèves de son école à des degrés divers. Tous les ans, cet échange donne lieu à des mobilités réciproques et le voyage est un des points forts de l’année scolaire. Sa préparation sert de trame à l’enseignement de l’anglais : il permet aux élèves de réaliser à quel point il est important de maîtriser une langue afin de pouvoir échanger avec d’autres et découvrir le monde. C’est ainsi que toute la période de septembre jusqu’au départ est mise à profit pour travailler sur des situations de communication concrètes, notamment sous forme de sketches et saynètes qui seront ensuite joués lors du séjour des Anglais en France. Par ailleurs, différentes actions ont été menées au niveau culturel avec des travaux en littérature (légende du roi Arthur), mathématiques (étude et conversion des unités françaises et anglo-saxonnes), histoire (monarchie anglaise, traditions et fêtes anglo-saxonnes), géographie (îles britanniques, particularité du Somerset) ou encore musique (découverte de chants anglais).

Un autre moment marquant de l’année a été l’accueil des correspondants anglais au mois de juin. Ces cinq jours ont été l’occasion de nombreuses activités communes en situation de communication réelle : jeux de langue, jeux sportifs collectifs encadrés par des intervenants de la ville, préparation d’un concert bilingue à l’attention des parents, réalisation en groupes franco-britanniques d’une fresque inspirée de la tapisserie de Bayeux, … les occasions de mettre en pratique les cours de langue de l’année n’ont pas manqué, d’autant plus que les adultes ont su s’effacer et veiller à laisser leurs jeunes élèves en « autonomie linguistique ».

Parodiant la coutume britannique de la devise d’école, les élèves de Ludivine Lesueur pourraient faire leur la formule : « Street est au bout de ma rue ».