Une mobilisation quotidienne dans l’académie de Normandie
Au niveau de l’académie de Normandie
Une mobilisation quotidienne au sein de l’académie de Normandie :
- Programme pHARe déployé chaque année au sein des écoles et établissements de l’académie ;
- Près de 100 % des écoles et établissements scolaires labellisés au 12 juillet 2024 ;
- Dispositif des ambassadeurs « Non au harcèlement » parce que la réussite de la lutte contre le harcèlement repose également sur l’engagement des élèves ;
- Prix « Non au harcèlement », qui permet aux établissements de travailler sur les questions du harcèlement avec les élèves et les équipes pédagogiques et éducatives ;
- Participation à la journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école avec de nombreuses actions le jour J.
Le climat scolaire est un enjeu majeur de la politique éducative. Il s’inscrit pleinement comme une des priorités du projet pédagogique Normandie 2024-2027 : axe 4 – Créer un environnement propice aux apprentissages : sécuriser, mettre en confiance et faire société.
Dans les établissements scolaires normands
Cette édition 2025 a mobilisé de nombreux établissements scolaires, notamment dans les :
- Écoles primaires : ateliers de sensibilisation, témoignage de gendarmes, ateliers, inauguration de banc de l’amitié, création d’une fresque ;
- Collèges : débats en classe, témoignage de gendarme, projections de films, création d'affiches, réalisation de clip, confection d’un puzzle collaboratif, théâtre-forum, réalisation d’un mur d’expression, création d’un « phare » ;
- Lycées : engagement des élèves ambassadeurs, stands animés, activités sportives.
Dans le cadre de la journée “Non au harcèlement”, l’école maternelle Georges Brassens de Malaunay a lancé son projet autour des émotions.
L’objectif est clair : aider les enfants à exprimer ce qu’ils ressentent et à mieux vivre ensemble.
Chaque semaine, une émotion est découverte : la joie, la tristesse, la peur, la sérénité, la colère puis l’amour.
Le projet s’appuie sur le livre La couleur des émotions d’Anna Llenas.
Pour commencer, toute l’école a travaillé la joie.
Enfants et adultes avaient été invités à porter du jaune, la couleur de cette émotion.
Un petit geste simple, mais qui crée de la cohésion et montre que tout le monde avance dans le même projet.
À l'école Jean Macé d’Évreux, journée de sensibilisation dans chaque classe de la maternelle au CM2 (adaptée au niveau des élèves). Vêtus de vert, les élèves se sont ensuite regroupés dans la cours pour réaliser une photo d'ensemble symbolisant NAH.
Bravo à toutes et à tous !
À l'école Louis Forton (Sées) et au collège Nicolas-Jacques Conté, après avoir travaillé en classe avec l’équipe mobile de sécurité du rectorat, les élèves de cycle 3 ont écrit sur un papier vert une phrase commençant par « Je ne veux plus… ». L’idée était que chacun, collégien et écolier, cite une violence dont il ne veut plus.
Les papiers ont ensuite été attachés sur des ballons verts (biodégradables entièrement) par le collège. Le 6 novembre, tous les élèves de cycle 3 se sont réunis sur le stade de foot de Sées pour réaliser ensemble le lâcher de ballons.
La mairie de Sées a assuré la logistique (transport des ballons jusqu’au stade), le collège a assuré la préparation des ballons.
Au collège Georges Lavalley (Saint-Lô), les 6èmes ont alterné clips de prévention, serious game "Stop la violence" et création d'affiches pour le Prix NAH, tandis que les 3èmes participaient à un théâtre-forum centré sur les émotions et l'empathie.
Au collège Paul Éluard (Saint-Étienne-du-Rouvray), la mobilisation a dépassé les murs de l'établissement : après débats et création de clips, tous les élèves, rejoints par l'école primaire voisine, ont adopté le code vestimentaire bleu et accroché slogans et origamis dans la rue des Coquelicots. « Fédérer à pHARe, c'est fédérer pour un climat scolaire apaisé », soulignent le chef d'établissement et la CPE.
Au collège Guillaume le Conquérant (Saint-Saëns), les élèves ont circulé librement entre ateliers créatifs et sportifs avant de former le logo NAH géant, tous vêtus de bleu. « Un pari réussi », selon l'équipe éducative.
Au lycée Blaise Pascal (Rouen), 16 ambassadeurs ont orchestré stands, théâtre-forum et concours de fresques sur le cyberharcèlement, l'inclusion et les rumeurs, avec mention du cadre pénal.
Au lycée professionnel François Rabelais (Ifs), nœud NAH géant, intervention d'avocates, escape game et sensibilisation au restaurant d'application ont marqué cette journée d'engagement.
Le ministre en visite en Normandie pour les NAH 2025
En Normandie, à l’occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école, jeudi 6 novembre, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, accompagné de Valérie Cabuil, rectrice de l’académie, se sont rendus au collège Catherine Bernard et au lycée Thomas Corneille de Barentin (76). Ils sont allés à la rencontre des équipes éducatives, équipes ressources et élèves ambassadeurs du collège impliqués quotidiennement dans la lutte contre toutes les formes de discrimination.
Les dispositifs permanents dans l’académie de Normandie
Les dispositifs d’alerte et d’écoute
- Les numéros pour l'écoute des victimes et des familles : 3020 et 3018 (cyberharcèlement). Ces numéros sont gratuits, anonyme et confidentiels.
- La ligne académique de signalement : 0 800 142 144
Du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30, appel gratuit depuis un poste fixe.
- Référents harcèlement dans chaque établissement
Ils témoignent contre le harcèlement
Lien PodÉduc : https://podeduc.apps.education.fr/video/111038-journee-de-lutte-contre-…
La parole à Diane et Marianne, élèves de terminale au lycée professionnel François Rabelais, engagées dans la lutte contre le harcèlement.
Lien PodÉduc : https://podeduc.apps.education.fr/video/110832-journee-contre-le-harcel…
Bastien Saez, professeur de français au collège Georges Lavalley, témoigne de l'engagement des élèves lors de cette journée de sensibilisation.
Ensemble, disons NON au harcèlement.
Ce jeudi 6 novembre aura été une journée de mobilisation exceptionnelle dans l'académie de Normandie. Des centaines d'élèves ont participé à des actions variées : débats, théâtre-forum, escape game, interventions juridiques, créations artistiques. Autant de moments forts qui témoignent d'une prise de conscience collective face au fléau du harcèlement scolaire.
Un seul enfant harcelé, c’est déjà un de trop. Parce que l'école doit être un lieu de protection et d'épanouissement, continuons le combat. Pas seulement le 6 novembre, mais chaque jour de l'année.
Mise à jour : novembre 2025




































