Vaincre le décrochage : un enjeu de cohésion sociale
La lutte contre le décrochage constitue un enjeu majeur humain, social et économique. Le préjudice psychologique du décrochage est important en termes d’estime de soi, de qualité de vie.
Les jeunes sans diplôme se trouvent plus souvent inactifs ou au chômage, notamment de longue durée, ils occupent plus souvent des emplois précaires et présentent un état de santé dégradé.
Du point de vue économique, le décrochage génère des manques à gagner et des coûts importants pour la société. D’après le cabinet BCG, le coût du décrochage pour une personne tout au long de sa vie active est estimé à 340 000 euros en 2025.
Le décrochage scolaire n’est pas un phénomène uniforme et homogène. Il se matérialise par autant de trajectoires individuelles et d’histoires de vie et s’explique par une combinaison de facteurs de risques internes et externes à l’École. La réponse ne peut donc être univoque.
Le décrochage n’est pas une fatalité. En 2012, la loi pour la refondation de l’École de la République a mis l’accent sur la lutte contre le décrochage scolaire en cohérence avec les politiques publiques centrées sur la jeunesse. Le plan d’actions "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage", présenté le 21 novembre 2014, a mobilisé tous les leviers et tous les acteurs. Ce plan d’actions obtient des résultats grâce à la mobilisation de toute la communauté éducative, des chercheurs, des autres ministères, des collectivités, des associations, etc. Pour la prolonger, la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance proclame une obligation de formation pour les jeunes de 16 à 18 ans. A la rentrée 2023, des mesures commes Tous droits ouverts ou Parcours Ambition emploi sont venues renforcer la sécuristation des parcours des élèves des lycées professionnels.
C’est ainsi que le nombre de décrocheurs scolaires s’établit désormais à 75 000 en 2025 contre près de 140 000 en 2011.
Des politiques de lutte contre le décrochage scolaire aux effets positifs :
Cohorte après cohorte, à l’échelle nationale, une tendance à la baisse du nombre de décrocheurs :
En 2025, le Boston consulting group estimait que le nombre de décrocheurs à l’échelle nationale s’élevait à 75 000 contre environ 140 000 en 2013. Cette tendance nationale s’observe aussi à l’échelle académique
Si elle constitue une bonne nouvelle en soi, la contraction du nombre de décrocheurs a pour effet de marginaliser davantage encore l’abandon scolaire et c’est pourquoi la situation de ces jeunes appelle la mobilisation de toutes et tous. Il s’agit d’un enjeu de justice et de cohésion sociales.
