Le lycée Pierre Corneille de Rouen a accueilli 117 lycéennes pour la journée « Filles, Mathématiques et Informatique », un événement dédié à la découverte des métiers scientifiques et à la lutte contre les stéréotypes.
L’objectif : montrer aux élèves que les sciences sont accessibles à toutes et qu’elles ouvrent de nombreuses portes.
(Lien vers PodEduc : https://podeduc.apps.education.fr/video/130563-journee-fmi-filles-mathematiques-informatique-au-lycee-pierre-corneille-rouen/)
Rencontrer celles qui font vivre les sciences
Les lycéennes ont participé à un speed-meeting réunissant 20 intervenantes, dont 14 professionnelles et 6 étudiantes en classe préparatoire mathématiques-physique. Ce format dynamique leur a permis de poser toutes leurs questions et d’entendre des témoignages concrets.
Les intervenantes sont revenues sur leurs parcours, mais ont surtout tenu à délivrer des messages forts et rassurants :
- « On me disait : “Il faut choisir ses études !”, mais je pense qu’il faut surtout prendre le temps de trouver ce qui nous correspond. »
- « Quand on est une fille aujourd’hui et qu’on veut faire des sciences, ça nous ouvre tellement de portes. »
- « Même si vous êtes la seule fille de votre promotion, ne laissez personne vous empêcher de faire ce que vous voulez. »
Au-delà des conseils, les professionnelles ont raconté les anecdotes qui font le sel de leur métier : projets improbables, collaborations inattendues et recherche en équipe, mais aussi les doutes, les réorientations et les coups de cœur pour une discipline.
Une doctorante en intelligence artificielle a ainsi partagé son expérience : « Au fil de mes études, j’ai éliminé ce que je n’aimais pas. C’est comme ça que j’ai découvert l’IA et, aujourd’hui, j’exerce l’un des métiers les plus cool du monde. »
Explorer la recherche mathématique autrement
La journée a été marquée par l’intervention d’Irène Marcovici, enseignante-chercheuse au Laboratoire Raphaël Salem.
Elle a proposé une « promenade mathématique » autour des automates cellulaires et des phénomènes d’auto-organisation, montrant comment les mathématiques permettent de comprendre le monde.
Son message aux lycéennes était clair : « On est mauvais juge de soi-même. Il faut viser haut, et quand on reçoit un encouragement, c’est qu’on le mérite. »
Déconstruire les stéréotypes grâce aux ateliers participatifs
La matinée s’est poursuivie avec des ateliers animés par des enseignantes et une représentante de l’association Les Fées Marraines.
Ces activités ont permis aux élèves de questionner les stéréotypes filles-garçons à travers plusieurs formats :
- Un quiz sur les idées reçues ;
- Un jeu sur les couleurs et la rapidité d’association ;
- Une présentation de données chiffrées sur les inégalités femmes-hommes ;
- La découverte des métiers du numérique.
Ces temps d’échange ont aidé les lycéennes à prendre conscience des freins encore présents, mais aussi – et surtout – des nombreuses opportunités qu'offrent les filières scientifiques.
Débattre autrement grâce au théâtre-forum
Pour clore la journée, la compagnie LAPS a présenté Codée, une pièce de théâtre-forum interactive sur les stéréotypes de genre qui influencent les choix d'orientation.
Ce format participatif a encouragé les lycéennes à devenir actrices du débat et à imaginer des solutions pour faire bouger les lignes. Car les sciences ont besoin de tous les talents, et cette journée « Filles, Mathématiques et Informatique » en est une illustration concrète.
Mise à jour : février 2026






