Des ingénieures inspirent les lycéennes de Bayeux

Le jeudi 4 décembre 2025, le lycée Arcisse de Caumont à Bayeux a accueilli cinq femmes ingénieures ou issue d’un métier technique dans le cadre de l'initiative nationale "Elles bougent pour l'Orientation". Cette 5e édition, qui se déroule du 1er au 5 décembre 2025, vise à promouvoir l'ingénierie et les métiers techniques auprès des jeunes filles partout en France. Chaque année, plus de 25 000 collégiennes et lycéennes participent à cet événement pour découvrir les choix d'orientation qui s'offrent à elles.

L'objectif de cette rencontre était clair : encourager les jeunes filles à oser les carrières scientifiques, notamment dans des secteurs où elles sont encore sous-représentées comme la cybersécurité, l'informatique ou le numérique. Deux groupes d'élèves de seconde générale et technologique, ainsi que de seconde MELEC, ont participé aux échanges.

Cinq parcours inspirants

De gauche à droite : les cinq intervenantes ainsi que la personne chargée d’assurer le relais au sein de l’association :

Laeticia Lecomte est ingénieure travaux principal du groupe Guintoli.

Clara Leprovost est ingénieure conductrice de travaux dans la société MGE du groupe Guintoli.

Aurore Binet travaille chez Eurovia en tant qu'animatrice QPE (qualité, prévention, environnement).

Natacha Pavis, relai de l'association Elles Bougent, travaille au recrutement chez Axians/Vinci Énergies.

Laura Rivoalan occupe le poste de responsable d'affaires chez Axians/Vinci Énergie.

Enfin, Inès Radi, également chez Axians/Vinci Énergie, est ingénieure et chargée commerciale.

Ces femmes exercent dans des domaines variés : travaux publics, génie civil, énergie et télécommunications. Leurs parcours montrent qu'il existe de nombreuses possibilités dans les métiers techniques.

Un format d'échange dynamique

La matinée a débuté par 20 minutes de présentation de l'initiative et des intervenantes, suivies d'un quiz sur l'égalité femmes-hommes. Les élèves ont découvert des faits marquants : la mixité à l'école date de 1975, la première femme ingénieure en France a été diplômée en 1919, et 65 femmes ont obtenu le prix Nobel depuis 1901.

Ensuite, pendant une heure, les élèves ont participé à des tables rondes. Par petits groupes de 7 à 8, ils ont rencontré chaque intervenante pendant 15 minutes. Ce format a permis des échanges directs et personnalisés. Le dernier quart d'heure était consacré à une discussion en plénière et à la conclusion.

Les questions des élèves ont été nombreuses et variées : "Est-ce que vous pouvez évoluer dans votre métier ?", "Avez-vous déjà été confrontée au sexisme ?", "Pouvez-vous décrire votre journée type ?", "Peut-on lier vie professionnelle et vie familiale dans votre métier ?" Ces interrogations montrent la curiosité des jeunes et leur besoin de modèles féminins dans ces secteurs.

Des messages forts pour briser les stéréotypes

Les intervenantes ont transmis des messages encourageants aux élèves.

Aurore Binet a rappelé que "les métiers d'hommes ne sont pas que des métiers d'hommes, vous avez aussi votre place".

Clara Leprovost a souligné que "ce sont des métiers très masculins alors qu'il y a de la place pour les femmes".

Laura Rivoalan a insisté sur l'importance de la présence féminine : "C'est très important qu'il y ait des femmes, c'est une touche supplémentaire. Il ne faut pas avoir peur de ces métiers-là".

Inès Radi a particulièrement touché les élèves en partageant son propre parcours : "Il n'y a pas longtemps j'étais à votre place et les matières scientifiques n'étaient pas mon fort. Pourtant aujourd'hui mon travail est scientifique". Elle a conclu par un conseil essentiel : "Surtout, faites ce que vous avez envie de faire, croyez en vous".

Un bilan positif

(Premier groupe de la classe de seconde générale et technologique et MELEC (Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés))

(Deuxième groupe de la classe de seconde générale et technologique)

Les retours des élèves ont été enthousiastes. "C'était intéressant ! On a appris plein de choses", a témoigné une élève. Ces rencontres permettent aux jeunes filles de se projeter dans des carrières scientifiques qu'elles n'auraient peut-être pas envisagées.

Dans un contexte où les femmes restent sous-représentées dans les filières scientifiques et techniques, ces initiatives sont essentielles. Elles brisent les stéréotypes de genre et ouvrent le champ des possibles. En montrant que les parcours scientifiques sont accessibles à toutes, quel que soit leur niveau initial, ces professionnelles inspirent la prochaine génération d'ingénieures.

 

Mise à jour : décembre 2025