Qu'est-ce que EcolySciences ?
C'est une rencontre académique de la culture scientifique, technique et industrielle (CSTI). Elle se déroule chaque année, fin mai, sur le campus 2 de l'Université de Caen qui accueille l'évènement dans le bâtiment sciences 3. C'est aussi elle qui prend en charge les transports pour faire venir tous les participants de la Normandie sur les lieux. Ce jour là, 35 établissements viennent de toute la Normandie pour partager leurs expériences sur un projet scientifique, que ce soit une école, un collège, un lycée.
Voici l'article bilan de l'an dernier : ICI
Quels stands pourrons-nous voir cette année ?
Le Prix du Livre de Sciences pour tous
Chaque année, l'académie des sciences soutient ce projet qui consiste à permettre à des établissements de recevoir un ensemble d'ouvrages sur le thème choisi (cette année, c'est "l'océan") puis d’accueillir l'un des auteurs.
Seront donc présents à EcolySciences, les élèves de 5ème du collège Roger Martin du Gard de Belleme et leur professeur documentaliste Mme Salles Pauline.. Ils ont accueilli Aurélie Wellenstein autrice d'une des nouvelles de Au coeur de l'océan intitulée La dernière fille sur le sable.
Aurélie parle de ses différents ouvrages, son métier, comment elle en est arrivée là. Autrice autodidacte à la suite de ses études de Lettres, elle fait part aux élèves de son expérience, des freins, des leviers pour dépasser tout ce qui peut la gêner pour arriver au bout de ses écritures.
Les élèves, avec leur professeur documentaliste, madame Salles Pauline, ont préparé un questionnaire pour Aurélie afin de profiter au maximum de ces temps d'échanges.
Les questions fusent sur le métier, les études, le salaire, les échanges avec les dessinateurs ou les illustrateurs. Comment fait-on pour travailler avec quelqu'un, pour qu'il respecte sa vision de l’œuvre ? Comment trouve-t-on un titre ?
Aurélie leur explique aussi qu'elle aime que ses histoires tournent autour de la nature et des animaux. Elle propose donc un atelier autour de l'écriture et présente une source d'inspiration pour démarrer. Elle affiche donc une image au vidéoprojecteur et les élèves doivent s'en inspirer pour écrire le début d'une histoire.
Les élèves se prêtent volontiers au jeu de l'écriture. La consigne est simple : A partir de cette image, pouvez-vous imaginer une histoire autour des océans, des animaux, de l'homme et ses actions sur ces derniers.
Aurélie passe ensuite voir chacun d'entre eux, elle se montre disponible et conseille chacun d'eux dans son travail, offrant quelques pistes pour ceux qui seraient bloqués.
Aurélie lit avec attention leur récit et semble étonnée de la capacité d'écriture de certains et certaines.
La quantité d'écriture varie d'un élève à l'autre, chacun avec ses compétences. Deux élèves en profitent pour parler de leur projet d'écriture personnel, déjà très structuré, avec un prologue, une histoire presque autobiographique mais romancée pour Nina.
"Je suis née à Athlanta, le 29 juin à 16h de l'après-midi. Ma maman était super joyeuse mais pour mon père, je suis une erreur de la nature. Je n'ai pas beaucoup d'amis, à la récréation je lis ou alors je travaille mon pouvoir. Je suis très proche de ma maman, grâce à elle je ne sombre pas, comme mon père qui lui a sombré dans l'alcool et les jeux d'argent...."
Cela permet de revenir avec l'autrice sur les sujets qu'on aborde, ce qui nous plait, ce qu'on vit, nos sources d'inspiration. L'écriture peut être une catharsis pour évacuer des difficultés personnelles ou les surmonter.
Flavie présente son texte sur "l’imposteur dans la classe" qui servira pour le podcast qu'ils réaliseront avec leur professeur. Elle le travaille avec sa copine Erynne, une écriture à quatre mains. Les élèves acquièrent des compétences liées à la démarche de projet, elles doivent s'organiser, prévoir, présenter à leurs camarades pour avoir leurs retours. Elles deviennent de plus en plus autonomes et s'emparent du projet.
Pour ceux qui ne seraient pas à l'aise à l'écrit, elle leur propose de prendre le rôle de l'illustrateur et de mettre en image leurs idées.
Là encore, certains d'entre eux font preuve de talent et participent à l'atelier manga de l'établissement.
Au bout d'une heure et demie, la rencontre se termine. Chacun repart avec des idées d'écriture, des informations sur les métiers qui y sont liés.
Aurélie en profitera pour dédicacer son livre.
Retours des professeurs
Cela peut être l'occasion de travailler avec des thématiques en Lettres : L'homme est-il le maître de la nature ?, en Arts plastiques réaliser une chimère. C'est aussi l'opportunité d'aborder le parcours avenir des élèves. Le dispositif permet vraiment de travailler avec tout type d'élèves, y compris des élèves en ULIS.
Mme Salles a choisi ce dispositif car le thème de cette année s'intègre dans un projet beaucoup plus vaste (projet Graines de Reporters scientifiques, en lien avec Tara Océan et le CLEMI). Elle explique que le projet commence par la lecture d'une bande dessiné sur les océans (Hubert Reeves nous explique les océans). Puis il y aura un travail de recherches sur la montée des eaux. Les nouvelles "Au coeur de l'océan" serviront pour travailler l'analyse et l'écriture. Tout cela dans le but d'alimenter une vidéo dont les élèves réaliseront le scénario sur la montée des eaux. Un lien sera fait avec le professeur de Physique-Chimie pour expliquer les phénomènes et les élèves auront un échange avec un scientifique. Un contact radioamateur avec l’antarctique permettra aux élèves de travailler l'anglais avec leur professeur de la discipline tout en approfondissant la thématique travaillée.
C'est un projet sur l'année, qui inclut différents dispositifs et permet de retrouver les 3 piliers de l'EAC : Rencontrer, Pratiquer, Connaitre.
Retours des élèves
Tom (5eA) :
" Cela change des cours traditionnels, on en apprend plus sur les romans, on gagne en culture".
Il avoue ne pas aimer les livres sans images, mais pour de courtes nouvelles, ça peut aller.
"J'aimerais bien être illustrateur, cela confirme mon envie".
Azylis (5eB) :
"J'aime bien le thème qu'on travaille actuellement. On va travailler en Physique la pollution, donc les livres qu'on a lu en parle".
"Je veux faire artiste dans le dessin ou la peinture, maintenant j'en suis sûre".
Le projet lui permet de fixer ses choix d'orientation future".
Les cloches de Notre-Dame
Virginie Bassetti est une sculptrice sur bronze et sur cloche. A la suite de ses différentes formations, elle travaille dans le monde entier comme à Bruxelles, Moscou ou encore Abu Dhabi.
Virginie Bassetti est diplômée de l'École Européenne Supérieure d'Art de Bretagne et de l'École Supérieure d'Art et de Design du Havre-Rouen. Elle est aussi enseignante titulaire certifiée en arts plastiques et formatrice dans le cadre d'une communauté d'apprentissage. En 2015, la ministre de la Culture Fleur Pellerin décerne à Virginie Bassetti le grade de Chevalier des Arts et des Lettres.
Virginie est aussi professeur d'Arts Plastiques au collège de Douvres La Délivrande.
Elle s'est occupée dernièrement de la restauration des cloches de Notre-Dame de Paris lors de sa reconstruction en juillet 2023.
Les traces de l'incendie sont présentes, le beffroi est calciné.
Le beffroi, cette structure sous forme de charpente indépendante de la charpente du clocher et qui supporte les 8 cloches de la tour nord a en partie brûlé en 2019. En attendant la descente des cloches du clocher, le beffroi est renforcé. Les cloches sont à l'arrêt car leur poussée plusieurs fois supérieure à leur poids peut faire tout s'effondrer.
La cloche Anne Geneviève attend d'être descendue. Son joug en bois qui sert de contrepoids lorsqu'elle se balance est descendu en premier.
Les cloches sont très sales à cause des poussières et gravats de l'incendie. Des pigeons se sont engouffrés dans la tour nord.
Un palan est installé pour redescendre les cloches.
Le 24 juillet 2023 a lieu la descente d'un joug en bois par l'occulus.
Après 4 jours de descente au palan à main, les cloches sont au pied de la tour nord. En photo l'équipe d'Artisans Techniciens Campanaires au côté de Virginie Bassetti.
Le 12 septembre 2024 : Retour à la cathédrale des cloches de Notre Dame de Paris.
Un an s'est passé entre le départ et le retour des cloches. Comment ont-elles été restaurées ? Quelles techniques scientifiques ont été utilisées ? Quels ont été les incidents de parcours, comment Virginie les a surmontés ?
Vous pourrez voir tout cela et lui poser toutes les questions que vous voulez lors de cette 18ème édition de EcolySciences.
Mise à jour : mars 2025





















