eTwinning, ça vous gagne !

Sonia Agoutin, professeure des écoles à l’école Bellanger au Havre en est la parfaite illustration.

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Sa participation en 2016 au consortium académique Erasmus+ PEACE-E lui avait donné l’envie de démarrer un projet eTwinning. Consciente de ses lacunes face au monde des ordinateurs et d’internet, monde qu’elle qualifie de « nébuleux », elle a pu compter sur l’aide précieuse de Maryvonne Lequitte, conseillère pédagogique et s’est jetée à l’eau en rejoignant un projet « OZOBOT » projet récompensé par le label eTwinning européen. Un plongeon décisif puisqu’elle déclare avoir  changé certaines pratiques pédagogiques depuis cette première expérience. Devant le plaisir qu’elle avait ressenti à travailler avec des partenaires européens et l’enthousiasme de ses élèves tout au long de l’année, elle n’a pas hésité une seconde quand la partenaire allemande qui chapeautait « OZOBOT » lui a demandé l’année suivante de participer à un nouveau projet : « TOP SECRET ». Allemands, Anglais, Français et Polonais allaient apprendre les principes de codage, cryptage, chiffrement, alphabet braille,… en fil rouge durant leur année scolaire.

De très nombreuses activités pluridisciplinaires (géographie, anglais, mathématiques, arts, …) en référence au Socle commun allaient enrober ces activités dignes de James Bond afin de répondre aux objectifs suivants : s’ouvrir à l’international, travailler en équipes, utiliser internet de manière responsable, communiquer en anglais en situation réelle. Les élèves ont particulièrement apprécié la demi-journée banalisée par semaine consacrée aux projets et donc à TOP SECRET et ont su surmonter toutes les difficultés pour mener leur mission à bien. Mission réussie avec un tel brio que le projet a été là encore récompensé par le label européen eTwinning.

Conquise, Sonia Agoutin a de nouveau répondu par l’affirmative à l’invitation de se lancer dans un nouveau projet : « SNOPP » (Say NO to Plastic Pollution), projet élargi à six écoles, dont une américaine. Après avoir franchi le Rhin, puis la Manche, notre enseignante s’est lancée à l’assaut de l’Atlantique, faisant fi des difficultés liées au manque d’ordinateurs, à la lenteur des connections et à l’aspect chronophage de tels projets, les retombées positives l’emportant largement sur les désagréments occasionnés. 

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